Phytoma, numéro 726

Couverture du numéro 726

Edito :

Zéro résidu, troisième voie ou voix du bon sens

Sur les étals, de nouveaux labels attirent le regard. À côté des beaux fruits et légumes calibrés en vrac, de ceux arborant les sympathiques visages des producteurs d’ici, et d’autres le logo AB, s’affichent désormais les « sans résidu de pesticide détecté » et « cultivés sans pesticide de synthèse ». De quoi rassurer un consommateur de plus en plus méfiant, et prompt à voir le verre à moitié vide. Par exemple, en ne retenant du dernier rapport de l’Efsa qu’une hausse des dépassements de LMR (p. 5). Et dire que certains membres de l’OMC se plaignent, eux, de l’abaissement des tolérances en matière de résidus par l’UE !
La démarche « zéro résidu » se présente comme une troisième voie, imposant au producteur une obligation de résultat tout en lui laissant la possibilité de recourir aux produits de synthèse si nécessaire, quitte à reclasser certaines récoltes en conventionnel (p. 37). Elle ne va certes pas clarifier les idées du consommateur : l’agriculture biologique et ses contraintes culturales garantit-elle des denrées exemptes de résidus ? Les produits qui ne sont pas « sans » sont-ils forcément avec des résidus ?
Tout marketing qu’elle soit, cette démarche va dans le bon sens, celui que prendront naturellement les exploitations. La limite de quantification de 0,01 mg/kg de denrée définissant l’absence de résidu n’est-elle pas la LMR par défaut fixée pour les nouvelles substances actives inscrites ? Quant au recours à une combinaison de méthodes prophylactiques et alternatives, il devient incontournable, y compris au stockage (dossier).


Sommaire :

Actualités
4/ Veille réglementaire et actualité phytosanitaire
46/ Agenda

Réglementation
9/ Nouvelles AMM

Témoignage
37/ Exemple d’une démarche « zéro résidu de pesticides »
par J. Sabourin

Bioagresseurs
42/ L’esca/BDA en Bourgogne au cours des XXe et XXIe siècles
par P. Larignon

Sur le métier
44/ Laure Blanpied, référente risques chimiques à la MSA
par C. Urvoy


Dossier
Qualité des grains récoltés

13/ Avant-propos, par V. Vidril

14/ Fiches action CEPP et pratiques de stockage
par M. Blanck et C. Huyghe

19/ Gestion agronomique des sols et résidus : quel impact sur les cultures ?
par É. Donnat, L. Denaix, E. Vivien, O. Crouzet et L. Pinson-Gadais

26/ Insectes des grains : biologie, monitoring, moyens de lutte
par Y. Ciesla

32/ Bruches des légumineuses : gestion au champ et au stockage
par J.-D. Chapelin-Viscardi, S. Dauguet, G. Riquet, F. Duroueix et L. Ruck

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Erratum Tavelure du
pommier

Correctif
Dans l’article de Benoît Barrès et al., « Résistances aux fongicides de Venturia inaequalis », Phytoma n° 725, p. 48-51, les cartes de la Figure 1 comportaient des erreurs. Concernant le krésoxim-méthyl, 27 échantillons ont été omis lors de la compilation des données.Les effectifs des camemberts déjà représentés varient très peu, la plus grosse différence se trouvant dans l'ouest de la France, où il y a de nouveaux camemberts. Les effectifs dans le tableau complétant la figure sont par conséquent également affectés pour la ligne krésoxim-méthyl : 183 (au lieu de 156) et 137 (75 %) (au lieu de 124 (79 %).
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