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Le 22/08/2019, 00:00:00 > Articles

Néonicotinoïdes : quelles alternatives possibles ?

Une étude parue dans Environment International en août a été effectuée dans le cadre d’une expertise menée par l’Anses. Les produits phytopharmaceutiques à base de cinq néonicotinoïdes (clothianidine, imidaclopride, thiaméthoxame, acétamipride et thiaclopride) sont interdits d’utilisation en France depuis le 1er septembre 2018, avec des dérogations possibles, et trois (imidaclopride, clothianidine et thiaméthoxame) sont d’usages limités en Europe (usages sous serre uniquement). De fait, un nombre croissant d’études soulèvent les effets indésirables sur les abeilles et autres pollinisateurs.
Un récent article paru dans Proceedings of the National Academy of Sciences met en avant une nouvelle voie d’exposition des insectes utiles aux néonicotinoïdes : la consommation de miellat contaminé.

Les auteurs rappellent que ces produits (152 identifiés en 2017) ont été utilisés en France pour protéger 120 cultures de 279 espèces d’insectes nuisibles. Selon l’étude, dans 96 % des cas, les néonicotinoïdes peuvent être remplacés par d’autres méthodes de lutte antiparasitaire efficaces et directement utilisables.
Dans 78 % des cas, au moins une méthode alternative non chimique peut remplacer les néonicotinoïdes : macro-organismes, micro-organismes, pratiques agricoles (cultures intercalaires, bandes enherbées, haies, paillage, couverture du sol, rotation, fertilisation, labour, aménagement du paysage...), produits sémiochimiques, méthodes physiques (taille, huiles minérales ou organiques, traitements thermiques, piégeage passif, filets...), résistance variétale, stimulateurs de défense des plantes. Dans 18 % des cas, d’autres insecticides chimiques constituent la seule alternative. Les mangeurs de feuilles (phyllophages) et de fleurs (anthophages) sont plus faciles à contrôler avec des méthodes non chimiques que les mangeurs de bois (xylophages) et de racines, difficiles à atteindre.

Pour chaque solution étudiée (à partir de 2 968 études de cas analysées durant 2016-2017), le groupe a évalué son efficacité, son applicabilité, sa durabilité (risque de résistance) et sa facilité de mise en œuvre. Six des 152 utilisations étudiées de néonicotinoïdes (4 %) sont considérées...

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    Correctif
    Dans l’article de Benoît Barrès et al., « Résistances aux fongicides de Venturia inaequalis », Phytoma n° 725, p. 48-51, les cartes de la Figure 1 comportaient des erreurs. Concernant le krésoxim-méthyl, 27 échantillons ont été omis lors de la compilation des données.Les effectifs des camemberts déjà représentés varient très peu, la plus grosse différence se trouvant dans l'ouest de la France, où il y a de nouveaux camemberts. Les effectifs dans le tableau complétant la figure sont par conséquent également affectés pour la ligne krésoxim-méthyl : 183 (au lieu de 156) et 137 (75 %) (au lieu de 124 (79 %).
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