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Le 19/06/2019, 00:00:00 > Dossiers

S@M : de l’aide à l’observation pour la PBI à l’outil prédictif

Les horticulteurs ont depuis longtemps recours aux auxiliaires s’appuyant notamment dès 1980, sur les travaux de l’Inra d’Antibes et sur les premiers programmes nationaux d’expérimentation Astredhor en matière de PBI (rosier, gerbera, 1999 à 2005). Malgré les résultats encourageants de ces programmes, les cultures horticoles restent très utilisatrices de pesticides de synthèse avec des indices de fréquences de traitements élevés. L’UMT FioriMed 2015-2019 développe, dans le cadre de son programme de recherche pour la réduction des pesticides, un système d’information dénommé S@M, co-construit avec les utilisateurs (expérimentateurs, conseillers, producteurs des réseaux expérimentaux).

À l’origine créé par les chercheurs pour les chercheurs, S@M est aujourd’hui dédié aux professionnels de l’horticulture ornementale. C’est un ensemble organisé de ressources qui permet de collecter, stocker, traiter et diffuser l’information nécessaire à la mise en place d’une stratégie de protection intégrée favorisant la lutte biologique. Il comporte notamment des outils de suivis spatio-temporels des bioagresseurs, de formation et de conseil. L’essor des capteurs physiques et biologiques et de l’intelligence artificielle engage S@M sur le chemin de la prédiction des épidémies via des algorithmes d’apprentissage à construire à partir des données collectées dans les différents systèmes des cultures spécialisées.

À mi-parcours du projet Otelho 2013-2018, l’outil S@M a commencé à être transféré aux producteurs sous serre afin de les aider à améliorer la conduite sanitaire de leurs cultures en PBI. L’adoption de l’OAD et des méthodes alternatives préconisées par les expérimentateurs et conseillers en charge du programme a induit une baisse des IFT variable en fonction des systèmes de culture allant de 37 % en géranium à 80 % en culture de roses en zone tropicale. Ces résultats se sont accompagnés d’un changement de pratiques significatif : disparition des traitements systématiques ; traitements plus localisés par anticipation aux risques d’épidémie…

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    Erratum Tavelure du
    pommier

    Correctif
    Dans l’article de Benoît Barrès et al., « Résistances aux fongicides de Venturia inaequalis », Phytoma n° 725, p. 48-51, les cartes de la Figure 1 comportaient des erreurs. Concernant le krésoxim-méthyl, 27 échantillons ont été omis lors de la compilation des données.Les effectifs des camemberts déjà représentés varient très peu, la plus grosse différence se trouvant dans l'ouest de la France, où il y a de nouveaux camemberts. Les effectifs dans le tableau complétant la figure sont par conséquent également affectés pour la ligne krésoxim-méthyl : 183 (au lieu de 156) et 137 (75 %) (au lieu de 124 (79 %).
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